- La courgette contient plus de 95 % d’eau et seulement 17 kcal/100 g selon la table Ciqual de l’Anses.
- Crue, elle conserve mieux sa vitamine C ; cuite à la vapeur douce, elle préserve l’essentiel de ses minéraux.
- Pendant une canicule, sa richesse en eau et en potassium en fait un allié hydratation idéal.
Avec l’arrivée des fortes chaleurs, un légume s’impose sur les étals comme dans les assiettes : la courgette. Composée à plus de 95 % d’eau selon la table de composition nutritionnelle Ciqual publiée par l’Anses, elle affiche l’un des profils les plus légers du potager, à peine 17 kcal pour 100 grammes. Mais une question revient chaque été : vaut-il mieux la consommer crue ou cuite pour profiter de tous ses bienfaits ? La réponse n’est pas tranchée. Chaque mode de préparation possède ses avantages, selon que l’on cherche à préserver les vitamines fragiles ou à améliorer l’assimilation de certains antioxydants. Facile à digérer, riche en potassium et en fibres douces, la courgette coche de nombreuses cases nutritionnelles. Encore faut-il savoir la cuisiner intelligemment pour ne pas gâcher ses qualités. Décryptage scientifique d’un légume estival trop souvent sous-estimé.
Un profil nutritionnel taillé pour l’été
La courgette appartient à la famille des cucurbitacées, comme le concombre ou le melon. Sa très forte teneur en eau en fait un aliment de choix quand les températures grimpent. Selon les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS), les aliments riches en eau contribuent à l’hydratation quotidienne, un enjeu majeur lorsque l’on sait que le corps peut perdre plusieurs litres de sueur par jour en période de forte chaleur.
Peu calorique mais riche en micronutriments
- Eau : plus de 95 %, idéal pour l’hydratation estivale.
- Potassium : environ 260 mg/100 g (Ciqual), utile à l’équilibre hydrique et à la fonction musculaire.
- Vitamine C : présente en quantité modérée, mais sensible à la chaleur.
- Fibres : environ 1 g/100 g, douces pour les intestins sensibles.
- Antioxydants : lutéine et zéaxanthine, bénéfiques pour la santé oculaire.
Cette combinaison légèreté-hydratation explique pourquoi les nutritionnistes recommandent volontiers ce légume durant les vagues de chaleur. Un enjeu d’autant plus sérieux que les épisodes caniculaires se multiplient : nous en parlions déjà dans notre article sur l’explosion des rapatriements de vacanciers liée à la chaleur, où une hydratation insuffisante figurait parmi les facteurs aggravants.
Crue ou cuite : que dit vraiment la science ?

Photo : Atlantic Ambience / Pexels
Le débat entre courgette crue et cuite ne se résume pas à une question de goût. Il relève de la biodisponibilité des nutriments, c’est-à-dire de la capacité de l’organisme à les absorber réellement.
Les atouts de la version crue
Consommée crue, râpée en salade ou taillée en fins rubans, la courgette conserve l’intégralité de sa vitamine C, un nutriment particulièrement fragile qui se dégrade dès 60 °C. Une étude publiée dans le Journal of Food Science a montré que la cuisson à l’eau peut entraîner une perte de 50 % ou plus de vitamine C hydrosoluble, qui migre dans le liquide de cuisson. Crue, elle préserve aussi ses enzymes et offre une texture croquante appréciable en période de canicule, dans une salade ou une terrine froide à préparer à l’avance.
Les bénéfices de la cuisson
À l’inverse, la cuisson n’est pas l’ennemie de la courgette. Elle améliore l’assimilation de certains caroténoïdes comme la lutéine, dont la libération est facilitée par la rupture des parois cellulaires végétales sous l’effet de la chaleur. Des travaux relayés par l’American Journal of Clinical Nutrition ont confirmé que certains antioxydants liposolubles sont mieux absorbés après une cuisson douce accompagnée d’un peu de matière grasse. La cuisson rend également la courgette plus digeste pour les personnes aux intestins sensibles.
- Vapeur douce : le meilleur compromis, préserve minéraux et vitamines.
- Poêlée à l’huile d’olive : favorise l’absorption des caroténoïdes.
- À éviter : les cuissons prolongées à grande eau qui appauvrissent le légume.
Le verdict des nutritionnistes ? Alterner les deux modes de consommation reste la stratégie la plus intelligente pour bénéficier de l’ensemble du spectre nutritionnel de ce légume.
La courgette, alliée du cœur et de la tension
Au-delà de sa légèreté, la courgette présente un intérêt cardiovasculaire non négligeable, notamment grâce à son potassium et à sa quasi-absence de sodium. Ce couple est reconnu par l’OMS pour son rôle dans la régulation de la pression artérielle. L’organisation recommande d’ailleurs un apport quotidien d’au moins 3,5 g de potassium chez l’adulte pour réduire le risque d’hypertension.
Intégrée à une alimentation de type méditerranéen, riche en légumes, en huile d’olive et pauvre en produits transformés, la courgette participe à la protection des artères. C’est exactement le principe que nous détaillions dans notre article sur un plat provençal qui aide vos artères après 50 ans, où les légumes gorgés d’eau jouent un rôle central.
Une place de choix dans l’assiette anti-inflammatoire
Grâce à ses antioxydants et à sa faible densité calorique, la courgette s’inscrit parfaitement dans les logiques d’alimentation anti-inflammatoire. Ces approches nutritionnelles ont des effets qui dépassent la seule sphère cardiovasculaire : elles influencent aussi la qualité du repos nocturne, comme l’explore notre dossier sur la nutrition anti-inflammatoire et le sommeil.
Bien la choisir, la conserver et la cuisiner

Photo : Mateusz Feliksik / Pexels
Pour profiter pleinement de ses bienfaits, mieux vaut sélectionner des courgettes fermes, à la peau lisse et brillante, de taille moyenne. Les spécimens géants, souvent plus riches en eau et en graines, offrent une texture moins agréable mais restent parfaitement comestibles.
- Conservation : jusqu’à une semaine au réfrigérateur dans le bac à légumes.
- Congélation : possible après un léger blanchiment.
- Peau : à garder si le légume est bio, elle concentre fibres et antioxydants.
- Astuce anti-gaspillage : les grosses courgettes se conservent plusieurs mois dans une cave fraîche et sèche.
Terrine froide au basilic, carpaccio cru, poêlée à l’ail ou velouté glacé : la courgette se prête à mille préparations. En période de forte chaleur, les versions froides, préparables à l’avance, évitent d’allumer le four et limitent la sensation d’inconfort thermique.
Questions fréquentes
La courgette crue est-elle dangereuse à consommer ?
La courgette du commerce est parfaitement sûre à consommer crue. Une précaution existe toutefois : certaines courgettes de jardin peuvent développer des cucurbitacines, substances au goût très amer et potentiellement toxiques. La règle est simple : si une courgette a un goût amer prononcé, il faut la jeter. Sinon, râpée ou en carpaccio, elle conserve toute sa vitamine C, sensible à la chaleur dès 60 °C.
Combien de calories contient une courgette ?
Selon la table Ciqual de l’Anses, la courgette apporte environ 17 kcal pour 100 grammes crue, ce qui en fait l’un des légumes les moins caloriques. Composée à plus de 95 % d’eau et riche en fibres douces, elle procure une sensation de satiété tout en restant très légère, idéale dans le cadre d’une alimentation équilibrée ou d’un rééquilibrage.
Quelle est la meilleure cuisson pour préserver ses nutriments ?
La cuisson à la vapeur douce est le meilleur compromis : elle limite la perte de vitamines hydrosolubles, contrairement à la cuisson à grande eau qui peut faire perdre plus de 50 % de la vitamine C selon le Journal of Food Science. Une poêlée rapide à l’huile d’olive améliore par ailleurs l’assimilation des caroténoïdes comme la lutéine.
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📚 Sources :
Cet article est fourni à titre informatif uniquement. Consultez toujours un professionnel de santé avant de modifier votre alimentation ou traitement médical.



