- Selon l’Institut national du cancer (INCa), la France a recensé environ 433 000 nouveaux cas de cancer en 2023.
- Après le décès de son mari, Pauline Crucis mobilise son entourage et le public pour financer la recherche oncologique.
- Les dons citoyens représentent une part majeure du budget de la Ligue contre le cancer et de la Fondation ARC.
Chaque témoignage ravive la même statistique implacable : en France, une personne sur deux sera confrontée à un cancer au cours de sa vie, selon les données de l’Institut national du cancer. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Celui du mari de Pauline Crucis, emporté par la maladie. Face au vide, cette femme a refusé de rester spectatrice. « Le cancer n’aura pas le dernier mot » : sa phrase, rapportée par Ouest-France, résume un engagement devenu action. En organisant des collectes pour la recherche contre le cancer, elle rejoint ces milliers d’anonymes qui transforment leur douleur en levier scientifique. Car derrière chaque euro récolté se cachent des essais cliniques, des équipes de laboratoire et, parfois, des vies sauvées. Cet article revient sur ce mouvement citoyen, son impact réel sur la recherche et les avancées qu’il rend possibles.
Du deuil à l’engagement : le parcours de Pauline Crucis
L’histoire relayée par Ouest-France est celle d’une transformation intime. Confrontée à la perte de son époux, Pauline Crucis a choisi de canaliser son chagrin vers un objectif concret : soutenir financièrement les chercheurs qui traquent la maladie.
Quand la peine devient moteur
Les psychologues spécialisés dans le deuil parlent de « deuil actif » : un mécanisme par lequel l’endeuillé donne un sens à sa perte en agissant. Ce processus, loin d’être marginal, est reconnu comme un facteur de résilience psychologique. Il permet de reconstruire une identité après la rupture, tout en honorant la mémoire du défunt.
- Créer une collecte de fonds ou une association mémorielle
- Participer à des courses solidaires ou événements caritatifs
- Sensibiliser son entourage au dépistage précoce
Ce type de mobilisation illustre combien la santé mentale et l’action collective sont liées. À ce titre, comprendre comment le corps et l’esprit encaissent les épreuves — qu’il s’agisse d’un deuil ou d’un stress chronique prolongé — reste essentiel pour se reconstruire durablement.
Pourquoi les dons citoyens font avancer la recherche

Photo : Artem Podrez / Pexels
On l’ignore souvent, mais une part considérable de la recherche oncologique repose sur la générosité du public. En France, la Ligue nationale contre le cancer finance chaque année des centaines de projets grâce aux dons, qui constituent l’essentiel de ses ressources selon ses rapports d’activité.
Des euros qui deviennent des traitements
La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer souligne que l’argent collecté finance directement des postes de chercheurs, des équipements de pointe et des essais cliniques. Ces derniers ont permis des progrès spectaculaires : le taux de survie à cinq ans de certains cancers du sein dépasse aujourd’hui 88 %, selon l’Institut national du cancer.
- Financement de l’immunothérapie, révolution de la dernière décennie
- Développement des thérapies ciblées adaptées au profil génétique de la tumeur
- Amélioration des protocoles de dépistage précoce
Le dépistage, justement, sauve des milliers de vies chaque année. Notre article sur le dépistage du cancer colorectal qui divise la mortalité par deux montre concrètement l’impact de ces stratégies préventives soutenues par la recherche.
Le cancer en France : où en est-on vraiment ?
Les chiffres de l’Institut national du cancer dressent un tableau contrasté. Si l’incidence augmente — en partie à cause du vieillissement de la population et de l’amélioration du diagnostic — la mortalité, elle, recule pour de nombreuses localisations.
Des progrès réels mais inégaux
Selon Santé publique France, la mortalité par cancer a diminué d’environ 2 % par an chez l’homme sur les dernières décennies. Ces avancées ne sont pas uniformes : certains cancers, comme celui du pancréas, restent de mauvais pronostic, ce qui justifie l’intensification des efforts de recherche.
- 433 000 nouveaux cas estimés en 2023 (INCa)
- Un adulte sur deux concerné au cours de sa vie
- Environ 40 % des cancers évitables par la prévention (OMS)
Ce dernier chiffre de l’Organisation mondiale de la santé mérite qu’on s’y arrête : près de la moitié des cancers pourraient être évités par des changements de mode de vie. Cela passe par la protection solaire — un enjeu détaillé dans notre dossier sur les dégâts du bronzage qui explosent après 60 ans —, l’arrêt du tabac, une alimentation équilibrée et l’activité physique régulière.
Comment agir concrètement à son échelle

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L’exemple de Pauline Crucis rappelle que chacun peut contribuer, à sa mesure. Il ne s’agit pas seulement de donner de l’argent, mais aussi de temps, de parole et de vigilance.
- Faire un don à des structures reconnues (Ligue contre le cancer, Fondation ARC, Institut Curie)
- Participer aux dépistages organisés proposés gratuitement selon l’âge
- Relayer l’information pour encourager la prévention autour de soi
- Soutenir les proches touchés, sur le plan émotionnel et pratique
Questions fréquentes
Où va concrètement l’argent des dons pour la recherche contre le cancer ?
Selon la Fondation ARC et la Ligue contre le cancer, les dons financent des salaires de chercheurs, des équipements de laboratoire, des essais cliniques et des bourses pour jeunes scientifiques. Ces organismes publient chaque année des rapports d’activité détaillant l’affectation des fonds, gage de transparence pour les donateurs.
Combien de cancers peut-on réellement prévenir ?
D’après l’Organisation mondiale de la santé, environ 40 % des cancers sont évitables grâce à la modification des facteurs de risque : arrêt du tabac, réduction de l’alcool, alimentation saine, activité physique et protection contre le soleil. La prévention reste l’arme la plus efficace contre la maladie.
Le deuil actif est-il bénéfique pour la santé mentale ?
Les spécialistes en psychologie du deuil considèrent que donner du sens à une perte — par l’engagement caritatif ou associatif — favorise la résilience. Cela ne remplace pas un accompagnement professionnel si nécessaire, mais constitue un puissant facteur de reconstruction identitaire et émotionnelle.
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📚 Sources :
Cet article est fourni à titre informatif uniquement. Consultez toujours un professionnel de santé avant de modifier votre alimentation ou traitement médical.



